Faculté de droit de Rabat- Souissi: la mise en œuvre du PANDDH dépend de l’engagement de tous les acteurs pour la promotion des droits humains

Les travaux de la rencontre d’échange, organisée le mardi 3 avril 2018 à la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Rabat-Souissi, en partenariat entre le Ministère d'Etat chargé des Droits de l'Homme et l'Université Mohammed V, ont été marqués par l’appel à l’implication de tous les acteurs pour promouvoir les droits de l’Homme, contribuer au changement et prendre l'initiative pour la réforme au lieu se contenter d’un diagnostic négatif. 


Au cours de cette rencontre, Professeur Abdelali MASTOUR a salué l’adoption du PANDDH, comme étant un outil permettant au Parlement d'améliorer les critères de suivi et d’évaluation des politiques publiques au Maroc, c’est ‘un cahier des charges des droits de l'Homme’ et ‘un cadre de référence pour promouvoir la citoyenneté’ a expliqué M. Mastour avant de rappeler la nécessité de mettre en place une architecture institutionnelle à même de promouvoir la citoyenneté, les droits de l'Homme et la justice.


 M. MASTOUR a également saisi l’occasion pour saluer l'adoption du Plan comme plate-forme de mobilisation de la société et un cadre de référence pour la contribution à la promotion des droits de l'Homme. 


Dans le même contexte, le Ministre d'État chargé des Droits de l'Homme, M. Mustapha RAMID, a précisé que l'élaboration du Plan d'Action National en matière de Démocratie et des Droits de l'Homme s'est inscrite dans le cadre du développement institutionnel que le Maroc a connu ces dernières décennies. Il a souligné à cet effet que le Maroc connaît une transition démocratique et mis l'accent sur le rôle de l'Université, en tant qu'institution de recherche et de production du savoir, dans la mise en œuvre des mesures du PANDDH. Lors de cette rencontre, le Ministre d'État a passé en revue les différentes phases d’élaboration du PANDDH, dont l'adoption a requis une dizaine d'années, depuis 2008, année d’installation du Comité de pilotage du Plan.


La rencontre a été marquée par la participation du doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Sociales de Rabat-Souissi, M. Azzedine GHOUFRANE, qui a salué l'adoption du PANDDH en tant que fruit d'un travail continu en matière des droits de l'Homme. Le Maroc est ainsi le 39ème pays à avoir élaboré un Plan d’action en matière des droits de l'Homme, a-t-il ajouté, en rappelant les progrès remarquables enregistrés au niveau de la pratique conventionnelle et de l'interaction avec les mécanismes onusiens. M. Goufrane n’a pas manqué de faire référence aux 14 mesures liées à l’amélioration de qualité du système national d'éducation, de formation et de recherche scientifique, inscrites dans le plan. La Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales accorde une attention particulière aux droits de l'Homme à travers la formation et la recherche ; une unité de Master pour l'enseignement des droits de l'enfant, supervisée par l'experte onusienne, Hind Ayoubi Idrissi, a été ainsi mise en place en partenariat avec la Délégation Interministérielle aux Droits de l'Homme, explique davantage le doyen.
Parallèlement, M. Abdelkader AZRII, Président de la Commission Régionale du des Droits de l'Homme, a insisté sur l’importance de l’émergence de disciplines juridiques spécialisées et celle de la maîtrise des langues étrangères, notamment la langue anglaise. Il a rappelé à cet effet l'importance de la production de la connaissance en matière des droits humains. L'Université est invitée à accompagner les différents chantiers du Maroc en matière de droits de l’Homme de point de vue formation et de recherche, le PANDDH en est un des plus importants, a-t-il précisé. 


Pour sa part, Mme Salwa ZERHOUNI a souligné l'importance de fixer les priorités du Plan, compte tenu du temps dont dispose le Gouvernement et des moyens financiers disponibles pour la promulgation des lois et la création des nouvelles institutions. Elle a également souligné la nécessité de déterminer la responsabilité de chaque acteur en vue de faciliter le processus de mise en œuvre. 


La rencontre s'est clôturée par la présentation du Pr. Abdelhafid ADMINO, dans laquelle il a abordé la dimension territoriale du PANDDH. M. Admino a souligné que l'adoption de la planification stratégique va de pair avec le management stratégique au niveau des collectivités territoriales. Le PANDDH qui vise à contribuer à l'institutionnalisation de la dimension des droits humains dans les programmes de développement au niveau national a également prévu une dimension territoriale (7 mesures visant à rationaliser et à renforcer la gouvernance territoriale et à promouvoir la participation des citoyens dans la gestion de chose publique et à renforcer l'égalité et l'accès équitable au développement spatial.). Cette ambition doit relever cinq défis majeurs  relatifs à  la démocratie représentative, à la mise en œuvre des principes constitutionnels relatifs à l'organisation territoriale, à l’élaboration des programmes stratégiques intégrant l’approche des droits de l'Homme, à l'efficience de l'approche participative et à l'implication de l'université dans la gestion territoriale, conclut M. Admino. 
 

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