Université Cadi Ayad de Marrakech : appel à l’élaboration des indicateurs de droits de l’Homme dans les politiques publiques et à la formation des experts dans le domaine

A l’occasion de la rencontre organisée à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES), le mardi 20 mars 2018, le président de l’université Cadi Ayad, M. Abdellatif Miraoui, a exprimé sa volonté de coopérer avec le ministère d’Etat aux droits de l’Homme pour accompagner la mise en œuvre du Plan d’action national en matière de démocratie et des droits de l’Homme (PANDDH), et ce à travers le développement des programmes de formation et de renforcement des capacités en matière d’évaluation et de suivi des politiques publiques relatives aux droits de l’Homme.

M. Houcein Ayouchi, vice-président de l’Université Cadi Ayad et doyen par intérim de la FSJES, a rappelé que l’ensemble des programmes, cursus et activités organisés à la faculté touchent aux droits de l’Homme et concernent les mesures consignées dans le PANDDH. ‘L’université qui est concernée par 123 mesures afin d’atteindre 11 objectifs généraux (45% des objectifs), peut contribuer au suivi et à l’accompagnement analytique du processus de mise en œuvre du Plan’ insiste le vice-président.

Pour sa part, M. Ahmed Chaouki Benyoub, du Ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme, a insisté sur l’importance d’élaborer un mémorandum d’explication du plan et des indicateurs de de mesures pour évaluer la situation des droits de l’Homme au Maroc. Cela dans l’objectif de passer de la réflexion stratégique à la mise en œuvre opérationnelle.

Prof. Mohamed El Ghali, a rappelé, dans son intervention, que la mise en œuvre du PANDDH nécessite un changement de la culture dominante dépourvue de valeurs. Elle nécessite une conscience et un engagement personnel afin de permettre la mise en pratique des droits de l’Homme et de la démocratie.

Dans son allocution, M. Mustafa Larissa, président de la commission régionale des droits de l’Homme de Marrakech, a rappelé les rôles de l’université dans la formation et la recherche en matière de droits de l’Homme notamment les mesures du PANDDH qui la concerne ; en insistant sur la nécessité de poursuivre le débat sur les questions conflictuelles.

Dans sa lecture dans le PANDDH, le Professeur Driss Legrini, a fait part l’audience, de ses remarques sur le plan d’action notamment le fait que ce dernier lie démocratie et droits de l’Homme, qu’il réponde aux engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’Homme et qu’il consacre les acquis en la matière. Le plan, qui a été ouvert à la contribution et au débat des différents acteurs, devrait préserver cette approche participative dans la phase de mise en œuvre et de son évaluation a-t-il ajouté.

Pour sa part M. Mustafa Ramid, a rappelé dans son allocution, lue à l’ouverture de cette rencontre, par le secrétaire général de la délégation interministérielle aux droits de l’Homme, a rappelé que le Maroc est le 39ème pays à adopter un plan national en matière de droits de l’Homme, un plan qui a été élaboré dans une approche de concertation nationale qui a rassemblé tous les acteurs concernés.

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